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l’activiste et élue Alice Coffin trouve la justice inefficace

L’activiste lesbienne Alice Coffin a critiqué dans un communiqué le résultat selon elle « dérisoire » de l’enquête judiciaire, toujours en cours vendredi, ouverte suite à ses plaintes pour cyberharcèlement « sexiste et lesbophobe ».

Dans ce message accessible sur Twitter, Alice Coffin affirme avoir déposé plusieurs plaintes, la dernière en janvier dernier, à la suite de « plusieurs campagnes de cyberharcèlement » qui n’ont pas cessé depuis.

L’élue EELV au Conseil de Paris a dénoncé « cette violence (qui) a un impact terrible sur (s)a vie ». « Je suis médicamentée et mon corps a été atteint à plusieurs endroits », poursuit-elle.

« Nous avons extrait trente messages sur des milliers. Trente, et ils n’en retiennent qu’un. Trente, et l’enquête menée débouche sur un résultat si dérisoire qu’il est impossible de ne pas conclure à un dysfonctionnement d’ampleur en matière de lutte contre les cyberviolences sexistes », d’après elle.

D’après son avocate Clara Gandin, l’enquête n’a en effet « permis l’identification que d’un seul mis en cause » qui a « écopé d’un rappel à la loi ».

« L’enquête apparaît stoppée s’agissant de la poursuite des autres auteurs », a-t-elle dénoncé.

Pour Alice Coffin, ces résultats sont « en contradiction avec les communications à tout-va sur la mobilisation des pouvoirs publics et la création de pôles spécialisés. »

Le pôle national de lutte contre la haine en ligne, ouvert en janvier, « compte seulement six magistrat.e.s. Cette carence de moyens révèle une absence de volonté politique », déplore l’élue.

Sollicité par l’AFP, le parquet de Paris a confirmé avoir ouvert une enquête en 2020 confiée à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP).

« Le parquet de Paris s’est dessaisi d’une partie de la procédure portant sur des propos publiés par un auteur identifié au profit du parquet de Bourgoin-Jallieu » (Isère), a-t-il confirmé.

« S’agissant des autres propos objets de l’enquête, les investigations se poursuivent », a souligné le parquet de Paris.

Dans ces dossiers de cyberharcèlement, dont l’un des plus emblématiques est celui de Mila, sous protection policière après ses diatribes contre l’islam, les enquêteurs adressent des réquisitions judiciaires aux plateformes afin d’identifier les détenteurs des comptes auteurs de messages de harcèlement, souvent sans réponse.

Dans le cas de Mila, son avocat Richard Malka a dénoncé « plus de 100.000 messages haineux et de menaces de mort ». Un procès s’est tenu en juin à Paris concernant seulement 13 personnes suspectées d’en avoir écrit. Le jugement a été mis en délibéré au 7 juillet.

Concernant Mme Coffin, les réseaux sociaux sollicités n’ont pour l’instant fourni de réponse que pour l’homme ayant fait l’objet d’un rappel à la loi, selon une source proche du dossier.

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