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le « magot » a « toujours existé » selon le principal accusé

Le « magot » de lingots d’or, « point de départ » du quadruple meurtre de la famille Troadec qui n’a jamais été retrouvé par les enquêteurs, a « toujours existé », a affirmé mercredi Hubert Caouissin, devant la cour d’assises de Loire-Atlantique.

« Pour moi, ça a toujours existé », a assuré M. Caouissin, 50 ans, au 2e jour de son procès. « J’ai pas d’autres explications. »

L’ancien ouvrier de l’arsenal de Brest, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité, est jugé pour avoir tué à coups de pied de biche son beau-frère et sa belle-soeur Pascal et Brigitte Troadec, 49 ans tous les deux, et leurs enfants Charlotte (18 ans) et Sébastien (21 ans), en février 2017 à leur domicile d’Orvault, près de Nantes.

« Ce qui se passe à Orvault, c’est une folie, ça devrait pas exister », a cependant reconnu M. Caouissin.

L’or, « c’est le point de départ » des crimes mais « je suis pas venu me battre » à Orvault, a-t-il avancé. « C’est pas pour s’approprier quelque chose, c’est pour les empêcher de nuire », a-t-il ajouté.

D’après l’accusé, ce trésor aurait été trouvé par le grand-père Troadec, Pierre, mort en 2009, dans la cave d’un ancien logement à Brest, puis caché dans un grenier de la grand-mère, Renée. Pascal Troadec aurait profité de l’hospitalisation de sa mère pour mettre la main sur le magot.

Mais aucun témoin vivant n’a jamais vu ce trésor. Et les enquêteurs n’ont trouvé ni compte à l’étranger, ni dépenses extravagantes effectuées par les Troadec depuis le « vol » supposé des lingots. Rien ne permet d’attester son existence d’après les juges d’instruction qui voient dans le « délire avéré de persécution » d’Hubert Caouissin un éventuel mobile.

Hubert Caouissin a encore déclaré mercredi qu’il craignait à l’époque des faits que Pascal et Brigitte envoient un « tueur » pour éliminer son fils Jean (prénom changé), parce qu' »on commence à les gêner » depuis la découverte du prétendu vol du « magot ».

« Cette histoire d’or n’a jamais existé, c’est une question de relations », a au contraire affirmé mardi son ancienne compagne Lydie Troadec, 52 ans, jugée elle aussi pour modification de scène de crimes et recel de cadavre.

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