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Quand la Nièvre produit ses propres vins rosés

Alors que la clientèle française en consomme de plus en plus et pas seulement en été, les producteurs de vin dans la Nièvre augmentent leur production de vin rosé. Les différents crus sont appréciés pour leur fraîcheur et leur arômes fruités.

Au royaume du blanc et du rouge, le rosé arrive à se faire une place. Dans l’ombre des grands vins de Bourgogne, les crus de rosé, tant appréciés en été en période de fortes chaleurs, parviennent à tirer leur épingle du jeu. De plus en plus de viticulteurs en produisent, notamment dans la Nièvre, dans Côteaux du Giennois ou les Côtes de la Charité.

Michel Langlois est vignoble à Pougny. Il met sur le marché entre 10 000 et 13 000 bouteilles de rosé chaque année. Soit deux fois plus qu’il y a 10 ans. « Ces dernières années, on a vu nos ventes s’envoler », confie-t-il. Julie Nerot, viticultrice à Saint-Père constate elle-aussi l’attrait grandissant de la clientèle locale pour le vin rosé et pas seulement l’été. « On se rend compte que les consommateurs en prennent toute l’année. On n’a plus forcément un pic estival. On a une consommation qui se lisse, notamment grâce à l’accompagnement de plats exotiques », détaille-t-elle.

Les Français, premiers consommateurs de rosé sur la planète

Résultat, avec 15,1 litres en moyenne par an, les Français sont les premiers consommateurs de rosé au monde. « Ce sont des vins qui sont très faciles à boire, sans agressivité. Ils sont fruités, plaisants et rafraichissants », présente Emmanuel Rouquette, vignoble à La Celle-sur-Mère et également président de l’Union viticole des Côtes de la Charité.

Les Français apprécient notamment la simplicité, la fraîcheur et la convivialité de ces crus. Le rosé est un vin qui se consomme rapidement, l’année même de sa production. « On a pas mal de personnes qui nous disent ne plus boire d’alcool fort en apéro. La fraîcheur, c’est l’atout principal du rosé et c’est mieux de consommer le rosé de l’année ».

Les gens disaient que le rosé n’était pas du vin. Ce n’est pas vrai. On le fabrique avec tout notre soin pour qu’il soit intéressant.

Réputée pour ses grands vignobles de rouge ou de blanc, la Bourgogne développe donc également ses vins rosés qui se démarquent des bouteilles originaires de Provence par leurs arômes uniques. « Ce sont des rosés qui ont une belle fraîcheur, plus de vivacité que ceux du sud », compare Emmanuel Rouquette.

Un résultat issu de l’alliance de deux cépages : le pineau et gamay. « Ils nous permettent d’avoir un équilibre. Le pineau apporte la structure du vin. Le gamay va apporter la fraîcheur. On est sur des arômes de fruits rouges. C’est un vin rafraîchissant », détaille Michel Langlois.  

Mais malgré ce savoir-faire local, la Bourgogne reste une terre de rouge et blanc. Pour l’heure, le rosé ne représente que 10% de la production total d’Emmanuel Rouquette.

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