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Macron promeut ses réformes économiques dans une usine des Hautes-Pyrénées

Emmanuel Macron a de nouveau défendu vendredi ses réformes et le plan de relance en saluant le plan d’investissements du groupe ferroviaire espagnol CAF dans son usine de Bagnères-de-Bigorre, au second jour de son déplacement dans les Hautes-Pyrénées.

« Nous pouvons redevenir une grande nation industrielle », a assuré le chef de l’Etat en s’adressant à une centaine de salariés de l’usine de matériels roulants CAF, au lendemain d’une journée consacrée au Tour de France et à la crise sanitaire.

« On est redevenus compétitifs » grâce aux « gains des réformes » menées depuis le début du quinquennat, en particulier celle de la fiscalité avec « la baisse de l’impôt sur les sociétés et la suppression de l’ISF », a-t-il assuré. « On n’a pas d’industrie s’il n’y a pas d’investissements », selon lui.

Emmanuel Macron a salué « l’engagement industriel » de CAF, qui prévoit d’investir 25 millions d’euros dans son usine de Bagnères, qui fera porter ses effectifs à près de 400 personnes d’ici 2026 contre 120 actuellement.

Cet investissement était l’un des 22 projets annoncés dans le cadre du 4e forum Choose France qui s’est tenu le 28 juin au château de Versailles pour vanter l’attractivité de la France. Il bénéficiera d’une aide de 700.000 euros dans le cadre du plan de relance de quelque 100 milliards d’euros prévu pour sortir de la crise du Covid-19.

L’usine travaille à la rénovation des rames du RER A et à la construction d’un locotracteur pour la RATP. CAF a également été retenue par la SNCF pour la construction de 28 trains de type Intercités, qui seront fabriqués sur des robots à roulettes et non plus sur rails.

Alain Picard, le directeur-général de CAF France, a affirmé la détermination du groupe espagnol à « ancrer » son activité en France, afin d’y « assurer sa position de numéro 2 du ferroviaire » après Alstom. Il ouvrira notamment un bureau d’étude à Toulouse avec 50 ingénieurs.

Pour faciliter le développement de l’usine, Emmanuel Macron a assuré que l’Etat serait « au rendez-vous » de la réouverture de la ligne ferroviaire d’une vingtaine de km entre Bagnères et Tarbes, pour laquelle l’Etat est prêt à investir 8 des 20 millions nécessaires.

Emmanuel Macron est attendu en début d’après-midi à Lourdes, où il s’entretiendra avec des élus et des professionnels du tourisme, avant d’être le premier président de la Ve République à visiter officiellement le site du Sanctuaire.

L’assouplissement des mesures sanitaires a permis le retour des pèlerins, mais l’affluence reste très inférieure aux années pré-Covid dans la deuxième ville hôtelière de France après Paris, qui dépend à 90% du tourisme.

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