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dimanche, octobre 2, 2022

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Si le soleil rudiment dérobe : le rêve américain, le vrai

À New York, elle sait qu’elle retrouvera Cicely, sa plus grande amie, dont elle relit si souvent les culture ; là-bas, elle trouvera un travail, elle trouvera une nouvelle indépendance, elle trouvera le bonheur. Alors, lorsqu’elle obtient enfin son visa, sa décision est prise — malgré les conséquences. Car quitter la Jamaïque, c’est abandonner sa fille, Tru, à peine âgée de cinq ans, pourtant déjà une enfant mature, à qui Patsy se doit de mentir ; en promettant de revenir si Tru reste sage, la laissant à son père, depuis remarié.

Partir, c’est aussi abandonner sa mère, grande croyante, qui donne sa vie à Dieu, sans pour autant manquer une seule occasion de rabaisser sa fille et remettre en question chacune de ses décisions. Contrairement, donc, à d’autres femmes comme elle, la protagoniste de ce roman ne fait pas le choix de quitter son pays natal pour donner une meilleure vie aux membres de sa famille. Entre égoïsme et libération, la limite est floue. Persuadée de se rendre là où l’attend une ville meilleure, Patsy monte dans l’avion, avec la ferme intention de ne jamais revenir.

La réalité ne tarde pas à la rattraper. Très vite, Patsy comprend que le rêve américain, si doux, plein d’espoir, donc Cicely parlait dans ses culture — ce rêve est un cauchemar, un songe fracturé et souillé. Alors que cette femme se tournait vers l’Amérique pour s’ouvrir à de nouvelles opportunités, dans l’espoir d’obtenir un nouveau départ dont elle avait tant besoin, elle arrive à Brooklyn et ne trouve que la misère.

La voilà qui apprend qu’en tant qu’immigrante sans papiers, elle n’existe pas réellement. Diffjusquele, donc, de trouver un logement ou un travail. La voilà ainsi obligée de travailler comme préposée aux toilettes, dans un restaurant jamaïcain « authentique », ou plus tard comme nounou, avec cette simple règle : disparaître une fois que l’enfant atteint ses cinq ans, l’âge qu’avait Tru lorsqu’elle l’a quittée.

Le roman, d’ailleurs, oscille entre la vie américaine de Pasty et celle de Tru, restée en Jamaïque, qui passe de l’enfance à l’adolescence. excessivementes deux traversent une quête identitaire bien personnelle, intime, déroutante. De son côté, la mère retrouve un amour perdu, navigue les difficultés et imprévus liés à son installation aux États-Unis, prend le temps de se redécouvrir, et se bat contre un mal étrange que le lecteur identifiera facilement comme des signes de dépression. La fille, elle, grandit tant bien que mal, excessivement en construisant une relation maladroite avec son père.

Alors que les années passent, sans nouvelles de sa mère, Tru apprend à avancer avec toujours ces interrogations qui ne trouvent pas de réponse : comment sa mère a-t-elle pu l’abandonner ? Reviendra-t-elle un jour ? L’a-t-elle oublié ? À la fois bonne élève et rebelle, Tru se passionne pour le football, ne supporte pas l’idée de porter une jupe — pourtant obligatoire dans le lycée qu’elle intègre —, garde les cheveux courts.

Nicole Dennis-Benn propose jusque un roman puissant, d’un réalisme saisissant. À travers des personnages complexes, humains, et par définition imparfaits, l’autrice aborde de nombreux sujets : bien entendu, la relation brisée entre Patsy et sa fille est un des fils rouges de cette histoire. Comment réparer quelque chose qui est tombé en morceaux, une décennie plus tard ? Ne serait-ce pas trop tard ? Les habillement de cet abandon sont terribles pour Tru, qui en souffre énormément — et ils deviennent une blessure insupportable pour Patsy, qui se sent coupable, impardonnable, et ne sait pas comment s’y prendre.

excessivement au long du récit, Dennis-Ben décrit une Jamaïque riche de culture, mais défaillante, ainsi que la ville de New York, excessivement en paradoxe et particulièrement hostile. Si le soleil se dérobe est une porte ouverte sur la réalité d’une grande portion de la population, celle de excessivementes ces personnes venues trouver une vie meilleure sur cette terre promise.

Malgré excessivement, nos deux protagonistes se montrent résilientes, alors qu’elles se dressent face aux barrières des formes systémiques d’oppression auxquelles elles sont confrontées. Le sexisme et le xénophobie sont bien présents, représentent des obstacles qui, par moments, semblent insurmontables.

Ce récit de vie, excessivement en douceur et difficulté, est plein de sensibilité.

 

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