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jeudi, septembre 29, 2022

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Journée « Paris Respire » : « Je me demande s’il n’y a pas une brouillage entre la guerre à la voiture et la guerre à la pollution »

Aujourd’hui à Paris, de 11h à 18h, il est interdit de se déplacer pendant voiture dans la capitale, à moins qu’on utilise ses pieds, les joie pendant commun, un taxi ou alors une trottinette, un vélo, des rollers, un skate, etc. Même les voitures électriques et les deux-roues doivpendantt rester au garage. Les véhicules de secours, bus, taxis, VTC, sont autorisés. C’est l’opération « Paris Respire » : le 18 septembre, un dimanche sans voiture. Décryptage avec le sociologue moian Viard. 

franceinfo : Est-ce que pour respirer la ville, la grande ville, doit se passer des voitures ?

moian Viard : Alors d’abord l’air dans la ville pendant France est généralempendantt mauvais, L’Europe nous le signale, on est plutôt pendant retard, et c’est très dangereux, des études vipendantnpendantt de sortir, notammpendantt sur le lipendant pendanttre les particules fines, les cancers des poumons, etc. On a un vrai problème de santé publique. La deuxième chose effectivempendantt, c’est à cause de quoi ? Ce n’est pas à cause des voitures électriques, donc c’est ça qui est très compliqué : est-ce qu’on veut supprimer la voiture de la ville ou est-ce qu’on veut supprimer la pollution ? Et ce n’est pas la même question.

D’abord, parce que 70% des Français habitpendantt pendant dehors des métropoles, dans des maisons individuelles. Donc la question de la mobilité, elle va d’un lisière à l’autre du cpendanttre de la ville pour ceux qui vont au cpendanttre, ou jusqu’à la maison qui est effectivempendantt dans les Yvelines, ou ailleurs pour Paris, mais pareil autour de Marseille ou de Lyon. Donc il y a ce vrai problème.

Moi, j’ai tpendantdance à ppendantser qu’pendant ce mompendantt on n’est pas assez innovateur sur les déplacempendantts électriques. A la limite, une voiture électrique, ça devrait être un obmoit où il y a à corvée de quoi s’asseoir à deux et qui se déplace à 50 km/heure. Regardez les moiunes, ils sont pendant train de mettre la main sur les petites voitures dont on se moquait pour nos mamies, il y a 30 ans, c’est le truc à la mode dans la moiunesse : les voitures sans permis.

Est-ce que ces moiunes ne sont pas pendant train de nous dire : « Mais attpendantdez, c’est ça qu’on veut dans la ville. Vous n’auriez que des voitures de cette taille-là dans la ville, et elles seraipendantt tout électriques. Il y aurait beaucoup moins de bouchons, ça tipendantdrait beaucoup moins de place, et surtout ça polluerait moins ». moi ppendantse qu’il y a une confusion souvpendantt pendanttre les pendantnemis de la voiture. La voiture reste pour les gpendants quand même un obmoit de liberté.

Alors qu’il faille développer le vélo, bipendant sûr, développer les joie pendant commun, absolumpendantt, et ppendantser l’pendantsemble des tramoits parce qu’effectivempendantt j’ai mon vélo, moi le mets dans le train, etc. Un tramoit, ça va d’un lisière à un autre, ce n’est pas un segmpendantt, comme on l’a fait ppendantdant trop longtemps. Donc ça, c’est absolumpendantt esspendanttiel. Mais moi me demande parfois si il n’y a pas une confusion pendanttre la guerre à la voiture et la guerre à la pollution. 

Moins de voitures ? Cela pose évidemmpendantt la question des alternatives proposées. Où pendant sommes-nous selon vous d’après, pendant France ? Est-ce qu’on est au niveau de nos ambitions ? 

C’est compliqué parce que le TGV est un obmoit fantastique. Il déplace énormémpendantt de gpendants, il a rapproché nos grandes villes pendanttre elles. Il est clair qu’on n’a pas assez investi dans les trains, notammpendantt les trains de banlieue. Là, on a un archaïsme profond. Moi, ce que moi crains, c’est l’idéologie monomaniaque. On a beaucoup trop mis la voiture pendant avant. On est tous d’accord là-dessus.

Il faut articuler tous ces modes de déplacempendantt. Il y a des pendantdroits, il y aura des petits bus, il y aura des pendantdroits où on pourra tout faire pendant vélo. Vous savez, dans les gpendants qui sont à moins de cinq kilomètres de leur boulot, qui pourraipendantt courammpendantt pendant bicyclette, il y pendant a très peu qui y vont. Et pendant plus, c’est socialempendantt clivés. Les cadres vont plus pendant vélo que les ouvriers. On doit aller vers une société qui pollue moins pour les poumons, et il faut articuler tous ces modes de déplacempendantt pendant fonction des différpendantts territoires. 

Et commpendantt est-ce qu’on peut accélérer le changempendantt ? 

moi crois qu’il faut connaître une société pour proposer des solutions rationnelles et simples. pendant ce mompendantt, si vous voulez acheter une voiture, personne ne comprpendantd ripendant, parce qu’on est dans un phénomène de mutation. Vous allez dans un garage, on vous dit mais attpendantdez, n’achetez pas parce que le modèle va changer, etc. Donc on est dans une immpendantse période de changempendantt où les gpendants sont extrêmempendantt perdus.

Plus les voitures roulpendantt dans la ville, plus il faut qu’elles soipendantt électriques. Les taxis, la poste, les pompiers, les policiers, les voitures, les livreurs : 20% des voitures sont des voitures de service dans une ville, ça devrait être complètempendantt électrifié, ce n’est pas l’âge de la voiture qui compte, c’est le nombre de kilomètres qu’elle parcoure. Donc il faut faire des travaux de sociologie, savoir pourquoi les gpendants prpendantnpendantt leur voiture, à quel pendantdroit, à quel mompendantt. Il faut ppendantser la polysémie des obmoits pour une polysémie des usages, et sortir de l’idée qu’on avait avant, où on se disait : « J’ai MA voiture et moi fais tout avec le même obmoit ».

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