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mardi, septembre 27, 2022

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les leaders politiques battent la campagne à trois jours du scrutin

Embouteillage de poids lourds sur la route des régionales: de Marine Le Pen à Jean Castex, chefs de partis et têtes de l’exécutif se sont déployés dans toute la France pour un « super jeudi » de campagne électorale à trois jours du premier tour.

Deux régions à surveiller en particulier dimanche ont été ciblées par les grands fauves: les Hauts-de-France, où le patron de LR Christian Jacob est venu soutenir Xavier Bertrand, assurant avoir la même « niaque » qu’il y a cinq ans pour faire échec au Rassemblement national.

Opportunément, Emmanuel Macron a lui aussi fait étape dans cette région pour un déplacement sur le thème de la culture et de la lecture. Malgré les protestations des oppositions, le chef de l’Etat a assuré qu’il n’était pas venu pour « interférer dans cette campagne » mais seulement pour « faire (s)on travail » de président de la République.

Autre région stratégique, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, où a déboulé la cheffe du RN, Marine Le Pen. Sans masque et lunettes noires sur le nez, elle a enchaîné visite d’un marché et conférence de presse aux côtés de sa tête de liste Thierry Mariani, « notre plus grande chance de victoire », qui serait une première historique pour le parti d’extrême droite.

Coiffant sa casquette de chef de la majorité, le Premier ministre Jean Castex a commencé, lui, à Epernay (Marne) un périple qui devait l’amener dans pas moins de trois régions. Objectif: mobiliser en vue d’un scrutin qui risque d’être compliqué pour le camp présidentiel et appeler les Français à se rendre aux urnes, alors que l’abstention s’annonce élevée.

A gauche, le patron du PS, Olivier Faure, a mis le cap sur Metz pour apporter son soutien à la liste (EELV-PS-PC) menée par l’écologiste Eliane Romani dans le Grand Est. « Eliane est écologiste, je suis socialiste. On a des différences, évidemment, mais on a su les mettre de côté pour bâtir ensemble ce projet », a expliqué à l’AFP le patron du PS.

– « Déchirure musculaire assurée » –

Le numéro un d’EELV et candidat en Ile-de-France, Julien Bayou, était dans la matinée à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, appuyé par Yannick Jadot, candidat potentiel des écolos pour 2022 ; les deux en ont notamment profité pour brocarder un projet de port multimodal.

Le leader LFI Jean-Luc Mélenchon, l’œil déjà braqué sur la présidentielle, s’est rendu aux Fonderies du Poitou dans la Vienne. Et le secrétaire national du PCF Fabien Roussel à Rennes.

Ce déploiement de force intervient dans la dernière ligne droite d’un scrutin qui servira de test grandeur nature à dix mois de la présidentielle. Et qui offre dès à présent un terrain d’affrontement aux différents candidats déclarés ou potentiels à l’Elysée.

Lors d’une conférence de presse à Toulon, Marine Le Pen a une nouvelle fois accusé le président LR Renaud Muselier d’être « la marionnette entre les mains de monsieur Macron ».

Comme Xavier Bertrand, elle a aussi estimé que personne, « à moins d’être d’une naïveté infinie », ne pouvait croire que le chef de l’Etat n’était pas ouvertement en campagne.

Faux, a répondu le chef de l’Etat depuis les terres de l’ex-LR Xavier Bertrand, autre adversaire potentiel pour 2022. « Les régionales ne peuvent pas empêcher le gouvernement de travailler. Je n’interfère pas dans cette campagne. Je continue simplement mon travail pour la nation », a-t-il insisté en marge de ses échanges dans la Somme sur l’éducation et la lecture.

« Je ne veux pas le lui reprocher, moi-même je suis en campagne. Mais je lui demande qu’il assume », a souligné sur franceinfo Xavier Bertrand qui n’a pas croisé le chef de l’Etat jeudi.

Car il était lui-même sur le terrain, visitant une exploitation d’endives dans l’Oise aux côtés de Christian Jacob. Le président de LR, après avoir sillonné la France, a réservé son dernier déplacement à cette région aux enjeux multiples, M. Bertrand ayant conditionné sa candidature à l’Elysée à une réélection dans les Hauts-de-France.

« Je sais que beaucoup en ont marre, c’est l’abstention » mais « en politique il ne faut pas chercher à plaire à tout le monde. Le grand écart, c’est la déchirure musculaire assurée », a lancé M. Bertrand aux environ soixante personnes présentes.

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