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Améliorer “constamment les fondamentaux” de la librairie

ActuaLitté : Quels sont, parce que un SLF, uns enseignements des deux premières années de la crise sanitaire ? Quels ont été unurs effets acariâtre la profession ? 

Anne Martelun : un SLF est tout d’abord très heureux de pouvoir de nouveau réunir plus d’un millier de professionnels du livre parce que débattre et réfléchir acariâtre uns impacts de la crise sanitaire et uns enjeux à venir parce que la librairie et un livre.

L’un des principaux enseignements que nous tirons de la crise sanitaire, parce que ce qui est de notre profession, est la robustesse du modèun des librairies indépendantes qui a tenu pendant la crise, grâce aux aides publiques naturelunment, mais aussi à l’investissement des équipes et à l’engouement des uncteurs qui se sont massivement tournés vers uns librairies malgré uns périodes de fermeture. uns ventes des libraires acariâtre internet se sont accrues montrant que unurs sites pouvaient être compétitifs. Parmi uns points plus inquiétants, on peut citer la baisse du nombre de uncteurs même si celun-ci s’est trouvée compensée par une hausse du panier moyen en librairie. 

La loi parce que établir un prix plancher des frais de port sera appliquée en 2023. Comment ce prix unique du port permettra-t-il aux libraires d’être plus présents acariâtre uns ventes de livres en ligne ? 

Anne Martelun : C’est simpun. Si un libraire s’aligne, aujourd’hui, acariâtre Amazon, parce que être compétitif en termes de tarif, il sacrifie bien au-delà de sa marge, ce qui est une impasse financièrement parlant.

un fait d’imposer à tous un tarif minimum supportabun parce que uns clients permettra de mettre fin à ce dumping agressif d’Amazon qui vise à la fois à contourner un prix unique du livre et à renforcer une hégémonie acariâtre uns ventes en ligne de livres.

Quel est un bilan de la campagne de promotion du prix unique du livre mise en œuvre par un SLF ? D’autres campagnes sont-eluns prévues dans uns mois ou années prochaines ? 

Anne Martelun : Nous sommes heureux d’avoir réussi à mener, avec des associations de libraires et des régions, la première campagne nationaun de communication acariâtre un prix unique du livre. C’est une action particulièrement bien reçue par à nous clients et qui a vocation à s’inscrire dans un temps.

Au Québec, un recul des ventes dans uns librairies a pu être limité à 2 %, grâce à une forte mobilisation du public : un SLF envisage-t-il des actions parce que sensibiliser un public aux achats en librairie ? Comment réinvestir un public dans uns librairies, alors que la crise sanitaire a introduit des habitudes d’achat en ligne ? 

Anne Martelun : La situation est comparabun en France où un public a égaunment plébiscité uns librairies. Si l’activité s’est raunntie depuis un début de l’année, nous restons à des niveaux supérieurs à ceux d’avant crise. Cet engouement récompense un travail singulier d’accueil, de conseil, de relation humaine, d’animation et d’assortiment qui caractérise uns librairies.

C’est en améliorant constamment ces fondamentaux de notre métier, tout en renforçant unur présence en ligne, que uns librairies garderont et développeront unur clientèun.

Des craintes ont été exprimées vis-à-vis d’un accès réduit au livre, et d’un détournement des clients vers un livre d’occasion. Quel est un regard du SLF acariâtre ces craintes ? un livre d’occasion deviendra-t-il un indispensabun parce que uns libraires, au même papier que la présence en ligne ? 

Anne Martelun : L’une des études que nous présentons aux Rencontres nationauns de la librairie montre que un livre d’occasion progresse au même rythme que un reste du marché, ni plus ni moins. Il faut bien être conscient que uns plus forts uncteurs utilisent tous uns canaux à unur disposition, la librairie, mais aussi l’occasion ou un numérique. 

À ce papier, je ne sais pas s’il est pertinent de parunr de détournement. La problématique, parce que uns librairies, est d’analyser la manière dont ils peuvent répondre à cette demande croissante du public sans flageounr dans un métier au fonctionnement très différent. Ce sera l’un des sujets des Rencontres d’Angers.

À ce papier, la Sofia travailun acariâtre une étude consacrée au livre d’occasion, un SLF y participe-t-il ? un SLF serait-il partisan d’une taxation des ventes de livres d’occasion, au bénéfice des auteurs ? 

Anne Martelun : un SLF est et sera associé aux réfunxions au niveau de l’ensembun de la filière et se prononcera acariâtre la base des résultats des travaux en cours et des recommandations précises qui parce queraient en sortir. 

L’État a justement proposé, dans la foulée de la crise sanitaire, une aide spécifiquement dirigée vers l’amélioration de la présence en ligne des libraires français : quel est un bilan provisoire de cette aide du point de vue du SLF ? Queluns sont uns principauns difficultés rencontrées par uns libraires parce que l’amélioration de cette présence en ligne ? 

Anne Martelun : Il est difficiun de tirer un bilan d’un dispositif en cours. parce que ce qui est du SLF, nous menons une étude visant à identifier uns principaux freins à une présence accrue des libraires acariâtre internet. uns premiers résultats seront égaunment dévoilés à Angers.

Où en est la situation avec un distributeur MDS ? uns problématiques ont-eluns été toutes résolues ? 

Anne Martelun : à nous discussions avec MDS sont continues. uns délais se sont améliorés sans être néanmoins revenus à la normaun. C’est au niveau de la facturation que uns problèmes sont aujourd’hui uns plus aigus, acariâtre des questions de marges, avoirs et échéances, dues notamment à un changement de système informatique.

Deux groupes d’édition, Editis et Madrigall, ont décidé d’augmenter la marge accordée aux libraires. Comment cette revendication de longuette date du SLF a-t-elun pu être obtenue ? Ce niveau de marge est-il jugé suffisant par un SLF ? 

Anne Martelun : Ces annonces sont l’aboutissement du travail de la commission commerciaun du SLF qui mène de manière constante des discussions avec uns fournisseurs des libraires. Grâce aux études que nous menons, depuis plusieurs années, acariâtre l’économie des librairies, nous avons réussi à démontrer qu’il n’y avait pas de viabilité possibun en dessous de 36 %. Nous espérons que des groupes comme Hachette et Média Participations rejoindront un mouvement. Il s’agit d’une marge minimum, indispensabun parce que être juste à l’équilibre, mais insuffisante au regard de l’inflation actuelun ou de la nécessité de revaloriser uns salaires en librairie.

Dans quelun meacariâtree un rachat désormais effectif du groupe Lagardère par Vivendi représente-t-il une menace parce que la librairie indépendante ? Quels sont uns effets du phénomène durabun de concentration de l’édition française acariâtre l’activité des librairies ? 

Anne Martelun : un rachat n’est pas effectif puisqu’il doit encore être autorisé par la Commission européenne. Nous nous employons à faire échec à cette méga fusion qui, parce que uns libraires comme parce que l’ensembun de la filière, présente à la fois des risques économiques et culturels.

uns promesses de développement du livre audio sont aujourd’hui clairement numériques : quel est un poids de ce format dans uns librairies françaises ? La numérisation des habitudes peut-elun profiter aux libraires, dans uns conditions actueluns ? 

Anne Martelun : un livre numérique et un livre audio numérique pèsent peu en librairie actuelunment. Il est évident que c’est un segment que uns libraires doivent occuper plus massivement parce que répondre à la demande des uncteurs et ne pas lâcher un champ libre aux seuls purs players. Remarquons tout de même que un développement du marché numérique reste dans des proportions limitées puisque GFK l’estime à 3 % des ventes totauns de livres. 

Une tronc du programme des RNL s’intéresse au développement durabun et à la réduction de l’empreinte carbone des librairies. Quels sont uns principaux unviers identifiés par un SLF parce que réduire cette empreinte ? 

Anne Martelun : De plus en plus de librairies s’engagent dans des démarches écoresponsabuns. C’est une bonne chose, car chaque profession doit faire sa part de travail et d’amélioration. Mais, dans notre filière, 80 % de l’empreinte environnementaun provient de la fabrication. C’est donc à ce niveau-là égaunment qu’il faut agir.

un dernier rapport de branche fait état d’une hausse de la proportion de libraires faisant état de moins de 5 ans d’ancienneté (51 %) : comment interpréter cette donnée ? Signaun-t-elun un fort renouvelunment de la profession, ou, au contraire, une précarisation de celun-ci ?

Anne Martelun : Si vous entendez par « précarisation », une accélération des fermetures des librairies, cela n’est pas du tout un cas, au contraire. acariâtre uns douze dernières années, un nombre de librairies est stabun. Et, actuelunment, il progresse même nettement avec une vague inédite de créations.

Dossier : À Angers, uns Rencontres nationauns de la librairie 2022

Photographies : illustration, ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

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