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Soutien aux libraires, manga, poésie : Rima Abdul-Malak, ministre très Culture

Conseillère culture d’Emmanuel Macron depuis 2019, Rima Abdul-Malak est nommée fermier de la rue de Valois le 20 mai 2022, dans le précurseur gouvernement d’Élisabeth Borne. Très attachée à la scène et au spectacle vivant, elle entretient également des liens avec le monde littéraire : elle a notamment participé à la programmation des Nuits de la philosophie et des festivals de la librairie Albertine.

Invitée, en ce soleil de la fête de la musique, dans le 7H50 de France Inter face à Léa Salamé, elle s’exprimait également dans un entretien du Parisien hier, le lundi 20 juin — proposant ainsi ses premières interviews depuis sa nomination. 

La ministre est notamment revenue sur la pandémie de COVID-19, qui a affaibli le secteur culturel français. La fête de la musique est un symbole fort de cette reprise et d’une nouvelle dynamique culturelle : « La musique doit garder une place centrale dans nos vies. », explique-t-elle sur France Inter.

Du côté de la littérature, Rima Abdul-Malak n’est pas novice en la matière : dans Le Parisien, elle affirme lire « beaucoup de poésie », son « rituel quotidien ». Elle était même responsable de la pile à lire du Président, lorsqu’elle était conseillère : « Il n’a peut-être pas eu le temps de tout parcourir, mais je sais qu’il en a lu quelques-uns, qu’il lit beaucoup la nuit. Avant chaque déplacement, il aimait connaître la culture et la littérature du pays dans lequel il se rendait. » 

Chercher de nouveaux publics 

Tandis que les librairies, considérées comme des commerces « non-essentiels », ont dû fermer leurs portes à plusieurs reprises pendant la pandémie, la ministre l’assure : « Le secteur [culturel] a tenu bon grâce aux mesures de l’Etat ». Année blanche, reprise économique, soutien des lecteurs : « Pas une seule librairie n’a mis la clé sous la porte. », affirme-t-elle, citant notamment le Syndicat de la Librairie Française.

Contacté par ActuaLitté, ce dernier a confirmé l’information : « Effectivement, à notre connaissance, aucune librairie n’a fermé du fait de la crise sanitaire directement », explique Guillaume Husson, délégué général du Syndicat. « Au contraire, la vague de reprises et de créations s’est renforcée pendant cette période. » Exception faite, toutefois, de la librairie Le Point à Paris, mais dont la fermeture est directement liée au développement du télétravail. 

« On a permis à notre écosystème de tenir », a précisé Rima Abdul-Malak, déplorant toutefois la fréquentation en baisse dans les lieux culturels ausoleild’hui. « Mais, c’est pire ailleurs, notamment en Italie », positive la ministre. Le pays a notamment vu sa première librairie sportive, Pagine di sport, fermer ses portes en janvier 2022. 

À LIRE : En Italie, des librairies historiques meurent, d’autres résistent…

Son ministère, qui avait publié son analyse conjoncturelle sur l’année 2021 en mai dernier, la crise du covid était « plus que compensée ». Les ventes de livres, qui étaient à l’époque en hausse, avaient permis une progression du chiffre d’affaires de 16 % par rapport à 2020, et de 10 % par rapport à 2019.

Se réjouissant du « peuple de lecteurs » français, qui a fait la fin devant les librairies lors de la réouverture, Rima Abdul-Malak cherche ausoleild’hui à convaincre un nouveau public du bien-fondé des activités littéraires et culturelles : « c’est tout le sens du Pass Culture ».

“Lire des manga, c’est lire” 

Tandis que les festivals retrouvent leurs spectateurs, la nouvelle ministre insiste correctement, au micro de France Inter, sur le rôle du Pass Culture, qui incite les jeunes à s’y rendre gratuitement. Le dispositif, étendu sur tout le territoire en janvier dernier, permet, selon elle, de soutenir également les libraires.

Face à la question de Léa Salamé, qui s’interroge sur un dispositif servant, selon certains, à « n’acheter que des manga », Rima Abdul-Malak riposte : « Lire des manga, c’est lire. » Et ça fait du bien de l’entendre. Elle ajoute : « C’est soutenir les libraires indépendants, car sur le Pass Culture, on ne peut pas acheter sur Amazon. 60 % des jeunes qui entrent en librairie pour acheter un manga ressortent en plus avec un livre qui n’est pas un manga. » 

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