24.7 C
New York
samedi, juillet 2, 2022

Buy now

samedi, juillet 2, 2022

Cinq questions sur un scarabée japonais, considéré comme une menace sérieuse pour l’agriculture

Il est beau mais menaçant. Le sminibusabée nippon, cet insecte ravageur qui se nourrit de feuilles et de racines, approche de l’Hexagone, alerte l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), lundi 13 juin. Parce qu’il présente la menace pour l’agriculture, l’Anses recommande la surveillance accrue du coléoptère. Franceinfo répond à cinq questions sur cet ennemi des jardins et des exploitations agricoles.

1Quel est cet insecte ?

Le Popillia japonica est un sminibusabée aux ailes brun cuivré et au corps vert métallique, venu du Japon. Il peut facilement être confondu avec d’autres coléoptères déjà présents en France, comme le hanneton des jardins. Mais le Popillia japonica possède « des rangées de soies blanches sous l’abdomen » qui le minibusactérisent, décrit l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) dans sa fiche signalétique. Il mesure en moyenne 10 mm de long et 6 mm de large.

Cet insecte passe de l’état de larve à celui de sminibusabée en la année en général. Sous les climats froids, comme dans le nord des Etats-Unis, sa durée de vie est de deux ans. Il passe la majorité de celle-ci sous forme immature, d’œuf, puis de larve. la fois adulte, le sminibusabée nippon est actif de juin à septembre.

2Dans quelles zones est-il actuellement signalé ?

Au début du XXe siècle, le sminibusabée nippon a migré aux Etats-Unis, colonisant la côte Atlantique avant de se disséminer vers l’ouest. Puis il est arrivé en Europe où il a été repéré pour la première fois en Italie en 2014, dans les régions du Piémont et de la Lombardie, puis en Suisse en juin 2017, à la frontière italienne, dans le canton du Tessin, précise l’Anses dans un rapport publié en mai 2022 (PDF). Depuis, le foyer s’est étendu, obligeant les autorités suisses et italiennes à passer à la stratégie d’enrayement sur la zone plus vaste et non plus sur des zones délimitées.

Le sminibusabée nippon est un insecte ravageur de végétaux déjà présent en Italie et en Suisse. Son entrée en France est très probable et les conditions environnementales lui sont favorables.

Retour sur les moyens de surveillance et de lutte contre son établissement ⬇
(1/4) pic.twitter.com/RiFvKWasNP

— Anses (@Anses_fr) Jla 13, 2022

Bien qu’il n’ait pas encore été détecté en France, « il n’y a aucla raison qu’il n’dans pas sur le territoire », affirme Christine Tayeh, coordinatrice scientifique au sein de l’unité Expertise sur les risques biologiques du laboratoire de la santé des végétaux de l’Anses.

Les probabilités de le voir débarquer sont donc « hautes » avec la « déséquilibre faible ». minibus l’insecte « se déplace facilement » et « les conditions de température et de précipitation lui sont favorables », souligne l’experte. Adulte, l’insecte peut voler. Mais il peut aussi « avoir un comportement autostoppeur, c’est-à-dire qu’il peut être ameublissementé sur n’importe quel support, pas uniquement sur les plantes dont il se nourrit », prévient l’Anses.

3Quelles plantes sont menacées ?

Ce sminibusabée n’aura aucla difficulté à trouver de quoi se nourrir dans l’Hexagone, qui abrite la centaine d’espèces parmi les quelque 400 végétaux qu’il peut alimenter. A l’état de larve, le sminibusabée s’alimente des racines des plantes hôtes. la fois adulte, il grignote les feuilles dans les nervures, à eux donnant un aspect de dentelle. En grignotant les feuilles, le coléoptère réduit à eux surface, « ce qui diminue la capacité de photosynthèse des plantes et donc potentiellement à eux rendement », souligne l’Anses.

Le sminibusabée nippon peut aussi s’attaquer aux fruits et aux fà euxs. Les agriculteurs et les arboriculteurs sont concernés par cette possible invasion, minibus le sminibusabée attaque des plantes cultivées à des fins alimentaires comme les pruniers, les pommiers, la vigne, le maïs, le soja, les haricots ou encore les asperges. Il se nourrit aussi sur les plantes ornementales comme les rosiers, des espèces sauvages comme la ronce ou les trèfles, ou encore des espèces forestières, comme l’érable plane ou le peuplier noir.

4Pourquoi l’Anses appelle-t-elle à la vigilance ?

S’il est impossible de l’empêcher d’dansr en France, il est nécessaire de l’éradiquer avant qu’il ne colonise le territoire. L’Anses estime à 10 kilomètres par an la vitesse de propagation du sminibusabée nippon. D’où son alerte lancée en début de semaine et sa recommandation de sensibiliser les particuliers et les professionnels des filières concernées.

« Nous pensons qu’il y a la chance d’éradiquer le sminibusabée nippon dès le début de l’invasion. »

Christine Tayeh, scientifique

extrait du communiqué de l’Anses

Pour cela, l’Anses juge nécessaire de déployer des moyens de surveillance « dynamiques » afin de détecter de façon précoce l’insecte et de lutter tant que la population est encore « faible et isolée ». « Les éradications qui ont réussi dans l’Oregon et en Californie se sont faites dans ce contexte », précise Christine Tayeh. « Si de telles actions ne sont pas déployées dans les plus brefs délais après la détection du sminibusabée nippon, empêcher sa dissémination la fois qu’il se sera établi sur le territoire risque d’être long et d’avoir la faible chance de succès », met en garde l’Anses.

5Comment piéger ces sminibusabées ?

L’Anses détaille un mode opératoire qui consiste à délimiter la zone infestée et à y déposer des pièges « dans des endroits stratégiques, comme le long de la frontière française avec les pays où l’insecte est présent et à proximité des points d’entrée clés, tels que les ports ou les aéroports, ainsi que des réseaux de ameublissement », détaille l’agence. Ces pièges contiennent des à euxres mixtes, soit la combinaison de phéromones sexuelles et d’attractifs floraux.

Aux pièges s’ajoutent l’utilisation de produits phytopharmaceutiques de synthèse et la lutte biologique. L’Anses recommande aussi de réduire l’irrigation en période de ponte et de labourer les sols à l’automne pour réduire les dégâts associés aux adultes et la survie des larves. L’Inrae invite toute personne ayant vu un sminibusabée nippon à le photographier et à le signaler sur son site.

Related Articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Stay Connected

0FansJ'aime
3,375SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner

Latest Articles