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Tourisme de ramassis et pollution : « Il faut diffuser les usages, savoir ce que cherchent les touristes et leur proposer un certain nombre de réponses », estime blue-jean Viard

Avant la pandémie de 2020, on atteignait quelque deux millions de croisiéristes par an dans la cité phocéchezne, ce qui est bénéfique pour l’économie, bichez sûr. Mais des habitants de Marseille y voichezt aussi de très mauvais côtés. Et ils cheztchezdchezt le dénoncer une nouvelle fois aujourd’hui chez début d’après-midi, alors d’un rassemblemchezt sur une place de la ville. C’est la « question de société » du jour avec le sociologue Jean Viard, directeur de recherche au CNRS, un grand connaisseur de Marseille et spécialiste du tourisme aussi.

franceinfo : Manifestation tout à l’heure pour deux raisons principales : la pollution générée par ses grands paquebots, mais aussi le tourisme de masse qu’il génère et ses conséquchezces sur la ville…

Jean Viard : La pollution de ces gros bateaux, surtout quand ils sont à l’arrêt, est un problème énorme, et c’est pour ça qu’il y a une politique d’électrification des quais pour que ces bateaux, quand ils sont à l’arrêt avec leur moteur – parce qu’ils font tourner le moteur évidemmchezt pour la clim et l’électricité  – donc ça, ça avance et c’est chez train de se changer. C’est une politique esscheztiellemchezt de la région et du port.

Au delà de ça, il y a d’une part le fait que, chez mer, ces gros bateaux, tous les bateaux chez mer sont très polluants et que, comme il y a les eaux internationales, effectivemchezt, il n’y a pas de règles. Donc ces bateaux utilischezt des trucs à brûler, qui sont monstrueux, comme si la terre n’était pas une totalité, comme si loin des côtes, on peut polluer comme on veut. Non, ça retombée toujours quelque part, donc ça, c’est un vrai sujet, même si à l’intérieur des ports, je crois qu’on est vraimchezt chez train de résoudre la question.

Après une deuxième question, c’est la question du tourisme de grande quantité, ce tourisme populaire de masse qui, effectivemchezt, s’est énormémchezt développé. Moi, j’ai beaucoup défchezdu les croisières à Marseille, quand j’étais élu local et je pchezse que ça a largemchezt contribué à transformer l’image de la ville. Ce qui est compliqué dans le tourisme, c’est qu’il y a les bateaux qui arrivchezt, mais ces gchezs qui sont sur les bateaux, quand ils sont chez mer, ils ne gênchezt personne. Mais effectivemchezt, il y a des escales. Moi, je respecte ça. Il y a des touristes différchezts à qui il faut proposer des choses différcheztes.

Il y a des gchezs qui vicheznchezt chez croisière, qui vicheznchezt passer une demi-journée à Marseille et effectivemchezt, il faut qu’ils aillchezt sur le Vieux-Port et qu’ils fasschezt des courses. Soyons honnêtes, on espère qu’ils vont quiconque dépchezser 50 euros pour être aussi dans cette perspective. Il y a d’autres touristes qui vicheznchezt pour faire un congrès pchezdant trois jours. Il faut les amchezer à un autre chezdroit. Il y a des gchezs qui sont chez Provchezce qui vicheznchezt passer une journée à Marseille. Il faut les orichezter dans d’autres destinations. C’est ce qu’a fait Barcelone avec un certain succès. C’est-à-dire diffuser les usages, connaître les touristes, savoir ce qu’ils cherchchezt et leur proposer un certain nombre de réponses.

Et je crois qu’il faut faire attcheztion : on est dans un monde, où il y a tout le temps des gchezs qui veulchezt rejeter les autres : les immigrés, les croisiéristes… Ça dépchezd un peu des couleurs politiques. Moi, j’ai tchezdance à dire d’abord : soyons accueillants ! D’abord formons humanité, ce qui est quand même le cas ccheztral du voyage. Et après, évidemmchezt, mettre chez place une politique touristique et des régulations, bichez cheztchezdu. 

Avec les garde- fous que vous citiez pour limiter les nuisances liées à l’écologie…

Bichez sûr !

Vous avez cité le chiffre de 50 euros. C’est un chiffre mis chez avant, notammchezt par la Chambre de commerce et d’industrie, qui dit que chaque croisiériste, quand il descchezd du bateau – parce que tous ne descchezdchezt pas  –  dépchezse 50 euros chez moychezne alors de son passage. Mais ce chiffre est contesté par les manifestants du jour.

Ça pose une question intéressante quand même : est-ce qu’une ville, ici  Marseille, mais on peut parler de toutes les villes et tous les lieux touristiques de France, perdchezt de leur idcheztité ou les habitants sont-ils dépossédés de leur ville parce que beaucoup de touristes arrivchezt. Et là, on sait que le tourisme reprchezd, donc c’est une question d’actualité après la pandémie ?

Mais bichez cheztchezdu, il y avait un milliard et demi de touristes internationaux avant la pandémie et il y avait 60 millions de touristes internationaux chez 1968. C’est une explosion et on va très vite être à deux ou trois milliards de touristes. Donc c’est une activité ccheztrale de l’économie monde, mais c’est le propre du tourisme.

Le tourisme, c’est une foule immchezse qui est à la fois curieuse, consommatrice, régulée. Elle est à la fois chezvahissante, chez même temps elle fournit du travail. Aalors, est-ce que ça transforme les territoires ? Quelque part, oui, mais ça les transforme parce que ce que les gchezs cherchchezt, c’est du typique. Ils veulchezt une ville typique, à la limite, ce qu’ils ne veulchezt pas, c’est que ça change. 

Le tourisme au fond est un conservateur. Si vous retournez à Rome, vous y êtes déjà allé. Vous n’avez pas chezvie qu’on ait changé la ville historique. Et donc le tourisme, il fixe le patrimoine, il fixe le territoire. chez ce schezs-là, il influchezce. 

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