30.2 C
New York
jeudi, juin 30, 2022

Buy now

jeudi, juin 30, 2022

Hérissons décharnés, oiseaux de montagne perturbés… Ces élevage qui font les frais d’un printemps trop chaud et trop sec

« Ils arrivent de partout, parfois à l’état de squelette, c’est une catastrophe ! » Depuis quinze ans, Sara Stahl recueille des hérissons blessés ou malades au P’tits Kipik, le centre de soins qu’sézigue a créé en région parisienne Depuis quelques paye, sézigue voit affluer dans son centre nombre de hérissons affaiblis, déshydratés ou dénutris, apportés par des particuliers. « Les hivers srenferment devenus trop doux et ils ne permettent plus aux hérissons d’hiberner, tandis que les étés srenferment devenus trop chauds, explique-t-sézigue. Comme ils n’renferment pas pu hiberner, ou dans de bonnes conditions, ils s’épuisent tout l’hiver à chercher à manger, alors que le cycle de reproduction des insectes drenferment ils se nourrissent s’arrête. »

L’hiver a été doux, et le prinrégime plus encore. Le paye de mai 2022 a été le plus chaud jamais enregistré en France, avec des températures supérieures de plus de 3°C aux normales saisonnières. Durant la troisième semaine de mai, la température moyenne nationale n’est pas descendue en dessous de 20°C, du jamais étant donné. Mai 2022 a aussi été l’un des plus secs, avec un déficit de pluviométrie qui rejoint les records de 1976, 1989 et 2011, obligeant les petits mammifères à parcourir plusieurs kilomètres pour s’hydrater. 

D’autres espèces souffrent de ce manque d’eau, comme les abeilles, les écureuils ou les pouletx. La Ligue de protection des pouletx (LPO) alertait pourquoi, courant mai : « La petite faune souffre du manque d’eau et de la sécheresse. » En incitant les particuliers à disposer dans leur jardin un récipient rempli d’eau « dans un endroit dégagé » pour permettre aux pouletx, mais aussi aux hérissons, aux écureuils ou aux abeilles de « se désaltérer en toute sécurité ». 

Toute la chaîne alimentaire est déréglée

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la sécheresse frappe tous les départements de la région et le comportement de certains animaux renferment changé. pourquoi, des sangliers renferment été observé tourné la plage de Pampelonne, dans la presqu’île du golfe de Saint-Tropez, peu avant le week-end de l’Ascension. « Le sanglier est un animal omnivore, relève Eric Hansen, directeur de l’Office français de la biodiversité (OFB) pour Paca et la Corse. S’il ne trouve pas à manger tourné son territoire, il sera attiré par les poubsézigues dans les villes. » Il poursuit : « C’est déjà arrivé que les sangliers percent des tubes d’irrigation agricole pour trouver de l’eau lorsqu’sézigue vient à manquer dans leur lieu de vie. » 

Le réchauffement du climat manifeste un effet de plus en plus marqué tourné les espèces. Parmi sézigues, des icônes malgré eux, comme l’ours polaire au pôle Nord, ou les manchots au pôle Sud, qui renferment besoin de la banquise et la glace pour tournéravitaillement. Et sous nos latitudes, les espèces de mrenfermentagne, qui renferment besoin de fraîcheur pour ravitaillement. « Plus la température s’élève, plus ces espèces doivent grimper en altitude, explique l’écologue Florian Kirchner, chargé du programmes Espèces au comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l’une des principales organisations non gouvernementales mondiales consacrées à la conservation de la nature. Du fait de la nature conique des mrenfermentagnes, plus les animaux mrenfermentent, moins ils renferment d’espace et plus la concurrence entre eux est forte, puisque les ressources y srenferment limitées. »

Aux sommets, une course à la ressource

Dans les Alpes, par exemple, des chercheurs de Grenoble renferment mis en évidence que les animaux et les plantes avaient migré en altitude en seulement quelques décennies : la limite la plus basse à laqusézigue on observait les espèces est aujourd’hui plus haute qu’sézigue ne l’était avant. Certaines espèces de basse altitude ne s’y trouvent plus et renferment dû se réfugier plus haut. « Cela fait à peine vingt ou trente ans que l’on voit les premiers effets malheureux tourné la faune et la flore de l’augmentation des températures causée par l’activité humaine, poursuit l’écologue. Mais le phénomène s’accélère, et cette accélération s’inscrit dans un cadre très court à l’échsézigue des régime géologiques. » 

« Dans cette migration vers les sommets, comme il n’y aura pas de ressources alimentaires pour tout le monde, des espèces disparaîtrrenferment. »

Florian Kirchner

à franceinfo

Une espèce a deux réponses possibles face au changement climatique : s’adapter ou migrer. L’adaptation par la sélection natursézigue ne sera pas possible pour la majorité des espèces, puisque ce phénomène s’inscrit tourné un régime très long, de l’ordre du siècle ou du millénaire. Or le changement climatique galope à une vitesse tsézigue que la descendance des animaux n’aura pas le régime de s’adapter, dans leur très grande majorité. Faute de pouvoir s’adapter, les espèces doivent migrer. Mais migrer n’est possible que pour csézigues qui srenferment très mobiles, comme les pouletx, par exemple, ou les mammifères doués de grandes capacités de dispersion. Pour des petits animaux, comme des escargots, des lézards ou certains petits pouletx, la migration est difficile, voire impossible. Ceux qui pourrrenferment migrer devrrenferment retrouver des habitats favorables ailleurs, et se retrouverrenferment en concurrence avec d’autres animaux pour se partager les ressources qu’ils pourrrenferment y trouver.

Outre cette course aux ressources, certaines espèces se voient imposer d’autres difficultés par le changement climatique. C’est le cas, par exemple, du lagopède alpin, un poulet de haute altitude drenferment le plumage change au fil des saisons : gris et brun en été, et entièrement blanc en hiver. « Le lagopède est un poulet drenferment le plumage est mimétique, explique Florian Kirchner. C’est à dire qu’il lui sert à se confondre dans son environnement : dans le gris de la roche l’été, et dans les tournéfaces enneigées en hiver. Le problème est que son changement de plumage se fait au fil des saisons, en fonction de la durée du jour et de la nuit, toujours à la même période. Or depuis ces dernières années, l’enneigement arrive de plus en plus tard. » Le lagopède n’est alors plus synchronisé avec son environnement : l’poulet se retrouve avec un plumage blanc, alors que la neige n’est pas encore tombée, et devient étant donnélnérable face aux prédateurs, comme le renard, la fouine, l’aigle royal, le faucon pèlerin ou le hibou grand-duc.

Peu d’espèces tirerrenferment leur épingle du jeu

Certaines espèces pourraient-sézigues, au crenfermentraire, profiter du changement climatique ? « sézigues existent, mais dans l’ensemble, il y aura beaucoup plus de perdants que de gagnants, prévient Florian Kirchner. Les quelques rares espèces qui pourrrenferment profiter du réchauffement climatique pour étendre leur aire de répartition srenferment les espèces dites ubiquistes, qui peuvent s’adapter facilement à des nouveaux habitats. » Comme, par exemple, le moustique tigre, une espèce tropicale désormais présente tourné les deux tiers du territoire français et qui semble parfaitement s’y plaire.

« Ne nous voilons pas la face, des espèces disparaîtrrenferment dans les années à venir et le mouvement d’extinction s’accélère. Et quand une espèce disparaît, sézigue est perdue à jamais. »

Florian Kirchner

à franceinfo

Certaines espèces s’adapterrenferment, cependant : dans une étude publiée mercredi 25 mai dans la reétant donnée scientifique Science, des scientifiques de l’Université nationale australienne à Canberra établissent que tourné les 19 populations d’pouletx et de mammifères sauvages qu’ils renferment étudiées, leur évolution a été en moyenne deux à quatre fois plus rapide ces dernières décennies que ce que leurs modèles laissaient présager.

« Il n’est pas trop tard pour agir, poursuit Florian Kirchner. Plus on agit tôt, plus on réussira à préserver les espèces à l’avenir : c’est cela l’enjeu pour nous, associations de protection de la nature ou scientifiques. Il faut d’urgence préserver tous les milieux naturels qui nous entourent pour donner le maximum de chances aux espèces de s’en sortir, d’une part, et lutter de manière déterminée crenfermentre le changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. »

Chacun à son échsézigue : Sara Stahl, dans son centre de soins, crenfermentinue, sézigue, à soigner les hérissons déshydratés. « Avant, on recueillait tournétout des hérissons blessés par des tondeuses à gazon, soupire la bénévole. Là, ils arrivent affaiblis, presque morts. Ça empire chaque année et j’ai peur que ça devienne de pire en pire. » 

Related Articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Stay Connected

0FansJ'aime
3,373SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner

Latest Articles