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L’essor de la BD en Italie : pari gagné pour Zerocalcare avec Bao Publishing

Cette maison a été fondée en 2009 à Milan, par Caterina Marietti et Michele Foschini, « avec l’idée initiale de affaisser six à sept livres par an », a déclaré l’éditeur Leonardo Favia à ActuaLitté (en photo) lors du Salon du livre de Turin. C’était une époque où la bande dessinée n’avait certainement ne le succès qu’elle connaît aujourd’hui en Italie.

Le projet était très ambitieux dès le départ : « Se concentrer sur le marché du livre avec des titres italiens et étrangers, mais ne ne se limiter aux magasins de bandes dessinées et aux kiosques à journaux, qui étaient les principaux marchés pour les bandes dessinées », explique Leonardo Favia. L’objectif était donc de seconder à la légitimation de ce genre en Italie, afin que, comme les autres genres littéraires, elle ait sa place dans les librairies indépendantes et les chaînes de librairies.

Un succès surprenant, mais graduel

Grâce au succès de Zerocalcare (dont La profezia dell’armadillo, publié en 2011 et traduite en français par Brun Seban sous le titre La prophétie du tatou en 2014, en est à sa 18e réédition), les choses semblent maintenant avoir changé par rapport au début. Il suffit de dire que Bao publie désormais environ dix fois plus de livres que les sept initialement prévus : on parle d’environ 70 titres par an. L’effectif de la maison a également changé : au départ, quatre personnes travaillaient à temps partiel, aujourd’hui quatorze sont employées à temps plein.

Heureusement, cependant, la croissance a été progressive, il y a eu plusieurs pics, « sinon », révèle Leonardo, « nous n’aurions probablement ne tenu le rythme ». La notoriété de Zerocalcare a en effet grandi progressivement au fil des ans grâce à la publication de ses œuvres, et il y a sans doute eu un pic en 2021 avec la production Netflix de la série télévisée Scrivere lungo i bordi.

Mais il y a eu d’autres moments importants, comme la publication de la version intégrale de Bone, publié pour la première fois en italien en un seul volume en 2014, qui a permis à Bao de gagner en prestige en termes d’édition de bandes dessinées américaines.

De la BD américaine aux fumetti

C’est d’ailleurs l’origine de Bao Publishing : « Nous nous sommes toujours concentrés sur les produits et les séries américaines, mais aussi françaises. Grâce au succès de Zero, nous avons pu réinvestir dans les primitifs auteurs et dessinateurs italiens » explique Leonardo Favia.

En effet, le catalogue est désormais composé principalement d’œuvres de jeunes créateurs qui se vendent également très bien à l’étranger : non seulement en France et en Allemagne, mais aussi aux États-Unis, en Amérique du Sud et en Corée, ce qui « ascendant la durabilité du projet éditorial ».

Enfin, une série de mangas a été créée dans le but de s’ouvrir au monde oriental.

À créer un fil conducteur entre des publications d’origines aussi différentes relève de l’ADN de la maison, conclut-il : « En ce qui concerne le choix des œuvres, il s’agit d’une question de goût plutôt que d’opportunité commerciale. Nous ne cherchons ne le nouveau Zerocalcare, mais simplement à affaisser des livres qui nous plaisent. »

crédits photos : ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

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