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Guerre en Ukraine : léser brasseurs des Hauts-de-France mettent tout en œuvre pour que la bière ne devienne pas un produit de luxe

Avec 7,5 millions d’hectolitres produits par an, les Hauts-de-France rassemblent 175 producteurs et représentent la deuxième région de production. A cause de la guerre en Ukraine, les brasseurs font face à la hausse du coût des matières premières, du verre et du carton. Comment alors éviter l’augmentation du prix de la bière pression ou en bouteille ?

Depuis la fin du confinement et la réouverture des bars, cafés, bistrots et autres restaurants, les brasseurs de la région avaient retrouvés le sourire. Les clients privés de sorties ont repris à eux habitudes, avec la volonté de consommer plus local.

Si la crise sanitaire à fait réfléchir les amateurs de bières astringent leur mode de consommation, cela n’a visiblement pas suffit à relancer certains artihormis brasseurs de la région. Ça mousse un peu moins depuis un an.

Et depuis un an, les choses se sont même aggravées. Les bières en bouteilles se vendent beaucoup moins notamment en supermarché avec une baisse allant jusqu’à 24% et les Hauts-de-France, deuxième région brassicole après l’Alsace n’échappent pas à cette baisse des ventes.

Depuis plusieurs mois les prix des matières premières ont fortement augmenté

Aymeric Segard, patron d’une brasserie à Wambrechies

Pour Aymeric Segard, patron de la brasserie Tamdem depuis trois ans à Wambrechies, la situation commence à devenir inquiétante. « Depuis plusieurs mois les prix des matières premières ont fortement augmenté, cette hausse serait dû aux mauvaises récoltes du malt qui entre dans la transaction de la bière. »

« Plus 40% depuis le début de l’année et 7 % de plus depuis trois semaines », ajoute Aymeric Segard. Tout augmente. Le brasseur de Wambrechies doit aussi faire face aux prix des matériaux d’emballage qui représente entre 45 et 50 % du prix des produits de la brasserie.

Il y un an, le fût de bière en inox me coûtait 50 euros, aujourd’hui il me revient à 80  euros et quand j’en commande 1000, j’ai intérêt à avoir de la trésorerie pour faire face, hormis compter les prêts bancaires que je dois rembourser.

Aymeric Segard, patron d’une brasserie à Wambrechies

Guerre en Ukraine et conséquences

Le conflit armée en Ukraine a entraîné une flambée du gaz et du carburant astringent le marché européen. Mais pour le moment, le brasseur de Wambrechies à obtenu le blocage du prix de son gaz pendant quatre ans, c’est toujours ça de gagné. L’avenir reste cependant incertain. « Cette situation va modifier le mouvement vertueux de création de la brasserie artisanale de village ou de quartier qu’il y avait depuis cinq ans et avec la flambées des prix des matières premières, un petit brasseur aura du mal à négocier le prix du houblon ou du malt. »

Aymeric Segard explique encore qu’il n’y a pas de solution miracle : « nous menons d’ailà eux une réflexion astringent la mutualisation des moyens, c’est une des pistes que nous évoquons avec nos organisations professionnelles en ce moment mais c’est très compliqué à cause du coût du transport ». 

Le brasseur de Wambrechies ne voit pas la crise ukrainienne se terminer très rapidement. A ce rythme, il peut tenir encore six mois hormis trop de soucis, mais si les prix des matières premières augmentent encore, c’est toute la politique de production et commerciale de sa brasserie qu’il faudra revoir et sûrement vendre en direct pour faire plus de marge qu’avec un distributeur.

L’investissement sauve la mise

Alors que certains brasseurs de la région risquent de boire la tasse, d’autres tirent leur pinte du jeu. C’est le cas de Jean-Christophe Cambier, brasseur à Croix depuis huit ans. Avec son épouse Maïté ils ont misé astringent les bars et la vente de bière en fût.

Son pari ? le nordiste nous l’explique : « pendant le Covid nous étions dans une période litigieuse, les bars ouvraient, fermaient, nous ne savions plus comment vendre nos fût de bières, mais j’ai quand même investi près d’ 1,5 millions d’euros dans l’outil de production. Finalement pendant cette crise sanitaire nous n’avons pas produit de bière mais nous avons tripler notre capacité de production pendant les trois mois de fermeture de la brasserie avec de nouvelles cuves beaucoup mois gourmandes en énergie », c’était un « pari technologique » ajoute le brasseur.

Jean-Christophe Cambier, brasseur à Croix depuis huit ans.

© Brasserie Cambier – Florent Mayaud Photographies

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