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Esteban Ocon (Alpine F1) : « Je m’entraîne sur Gran Turismo »

Le Covid perturbe aussi les sportifs de haut niveau. Esteban Ocon, pilote de Formule 1, revient sur la manière dont il s’est adapté.

En tant qu’athlète, comment avez-vous vécu l’année passée ? 

Esteban Ocon : Avec plus de cinquante tests PCR dans l’année ­ trois par semaine ­ j’ai le nez qui pique un peu [rires], mais tout s’est fait dans de très bonnes conditions. On a pu enchaîner course après course sans trop de cas positifs. Après, il est certain qu’en piste, avec l’absence de public, l’atmosphère ressemble un peu à celle d’une séance d’essai… 

En quoi le contexte a-t-il changé votre pratique sportive ? 

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Habituellement, quand je sors de la préparation physique dans les Pyrénées, j’attaque directement la saison. Avec l’annulation du Grand Prix d’Australie en 2020, il y a eu un trou. J’ai dû garder le rythme, mais avec moins de machines à disposition et de possibilités de m’entraîner. Et puis, entre chaque course, il a fallu s’adapter et faire avec les moyens du bord, avec beaucoup de sessions dans la chambre d’hôtel, notamment de TRX (NDLR : entraînement par suspension de poids de corps)… Mais j’ai finalement réussi à garder une très bonne condition physique. 

Et puis, cet hiver, vous vous êtes mis à l’e-sport… 

En effet, je n’avais pas vraiment eu l’occasion de le faire avant. Je suis resté sur les courses en ligne : Gran Turismo, rFactor… Cela m’a permis de garder le rythme de la course et un mental de compétiteur. J’ai rencontré un monde différent et des joueurs professionnels qui ont un niveau incroyable. J’ai aussi roulé avec d’autres pilotes de F1. Les jeux sont de plus en plus réalistes. Chaque détail compte. Avec un peu de budget ­ si on veut quelque chose de très bien niveau pédale et volant ­ on peut tout de suite titiller des chronos de professionnels. 

Facile, pour vous ! 

Eh non ! Ce n’est parce qu’on est pilote de F1 qu’on arrive tout de suite au top. Il a fallu que je bosse pour être compétitif. Les pilotes jouent tous les jours pour garder le rythme. J’apprends tout le temps. Quand je regarde les caméras embarquées des pros, je vois les différences, notamment sur le style de pilotage… Je me suis retrouvé par hasard dans la course avec un des joueurs Williams e-sport. On a fait une petite bataille et c’était très sympa. Mais j’ai perdu… Il faudra faire la revanche sur un vrai circuit [rires]. 

Les courses en ligne pourront-elles remplacer les entraînements habituels ? 

Non, c’est une autre discipline. La meilleure façon de préparer un Grand Prix, c’est de rouler « en vrai ». Même si les graphismes sont de plus en plus poussés, on n’a pas le ressenti de la voiture : il n’y a pas le mouvement extérieur, la position est différente… 

Et qu’en est-il des simulateurs professionnels ? 

Il est très difficile de reproduire exactement le comportement du véhicule. Les virages, la dégradation des pneus, la pluie, le froid… Tous ces paramètres sont compliqués à calculer. Et pourtant, notre simulateur chez Renault est excellent. Je dirais que l’on atteint 85 à 90 % de la réalité et que cela nous a quand même permis d’arriver prêts sur un Grand Prix. 

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Dans quel état d’esprit avez-vous abordé cette nouvelle saison ? 

Cette année, l’objectif est de combler le trou entre Alpine et Mercedes. Le retour de la marque au plus haut niveau du sport automobile est quelque chose d’énorme. Nous avons deux très beaux challenges devant nous. C’est très excitant. : 

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