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Présidentielle : en France «la vie est belle», d’après un article du Guardian

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Dans un article diffusé samedi 2 avril, le prestigieux quotidien britannique « The Guardian » fait l’éloge de la politique économique française sur le quinquennat d’Emmanuel Macron dans un article intitulé « Baisse de l’inflation, meilleurs emplois… en France la vie est belle » (« Inflation à la baisse, meilleurs emplois… en France la vie est belle »).

L’inflation, au cœur des préoccupations des Français à moins d’une semaine du premier tour, est certes élevée, du haut de ses 4,5 % au début du mois de mars, mais elle reste très basse comparée à celle enregistrée chez ses Les voisins européens (6,2 % au Royaume-Uni, 7,3 % en Allemagne, 9,8 % en Espagne et 11,9 % aux Pays-Bas) développent le Guardian.

« Plus de personnes travaillent qu’avant la pandémie »

« Selon la plupart des critères économiques – revenu national, investissement des entreprises, dépenses de consommation, offre de main-d’œuvre et hausse des prix – la France se situe au sommet ou près du sommet du peloton des nations riches », écrit le Gardien. Et « contrairement à la plupart des consommateurs, son économie s’est portée l’an dernier à 1 % au-dessus du niveau d’avant la pandémie », là où Le Royaume-Uni stagne toujours à 0,1 % en dessous du niveau prépandémique.

« Plus de personnes ont travaillé en France qu’avant la pandémie, alors qu’au Royaume-Uni, environ 500 000 personnes, pour la plupart des plus de 50 ans, ont quitté le marché du travail, ce qui aggrave les pénuries », poursuit l’hebdomadaire britannique.

« En France, nous étions autrefois très descendants, mais aujourd’hui nous sommes plutôt ascendants, ce qui permet aux travailleurs de proposer des solutions avec les entreprises. La formation n’est plus décidée par les syndicats, les travailleurs ont choisi quoi faire, comme ils le font en Allemagne », décrit auprès de nos confrères d’Outre-Manche l’économiste et ancien conseiller du président Philippe Aghion. Emmanuel Macron « comprend et croit aux entrepreneurs. Nous sommes maintenant à mi-chemin de la création de l’écosystème d’affaires dont nous avons besoin », poursuit le secrétaire d’État au numérique, Cédric O.

Une hausse du niveau de vie au détriment des plus pauvres

Seule ombre au tableau pour le Guardian, l’influence des dépenses du candidat-président sur la dette française, est passée « de moins de 100 % à 115 % du revenu national en deux ans. » Là encore, c’est un minimum mal pour l’hebdomadaire : « L’argent est dépensé pour restructurer l’économie et libérer les entreprises d’impôts historiquement élevés », selon l’économiste d’Oxford Daniela Ordonez pour qui « la hausse des investissements et la création d’emplois rapporteront des dividendes. »

VIDÉO. Au meeting de Macron, « on nous a donné la consigne d’être les supporters d’une équipe de foot »

De nombreux témoins témoignent d’un bilan économique positif pour Emmanuel Macron à l’issue de son quinquennat, à l’instar de l’Institut des politiques publiques (IPP), qui rappelait dans une étude de novembre dernier que la majorité des ménages ont vu leurs revenus – déduits des impôts et prestations sociales – augmenter depuis 2017, avec une moyenne annuelle de 397 euros (+ 1,6 %). Mais cette hausse du niveau de vie s’est faite au détriment des plus pauvres… Selon les économistes de l’IPP, les 5 % des ménages les plus pauvres ont perdu jusqu’à 0,5 % de pouvoir d’achat, soit jusqu’à ‘à 39 euros en un an, alors que les 1 % les plus aisés ont vu leur niveau de vie grimper de 2,8 % depuis 2017.

Qu’importe, en France « la vie est belle », et « si même les Anglais le disent… », c’est que ça doit être un peu vrai, comme s’en est prospère le porte-parole d’En Marche et député Roland Lescure sur Twitter, ravi de pouvoir défendre le programme économique du président sortant par le prisme de la presse étrangère alors que l’affaire McKinsey et les dépenses (2,4 milliards d’euros) du gouvernement en cabinet de conseil coûtent déjà des points à Emmanuel Macron dans les sondages d’intentions de vote à moins d’une semaine du premier tour.

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