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« On appelle les gens à ne pas tomber dans la résignation, il faut construire ensemble notre avenir »

Quelques centaines de collégiens, lycéens et étudiants ont manifesté ce vendredi à Grenoble à l’occasion de la grève mondiale pour le climat. A l’appel du mouvement Fridays for Future, ils réclament une politique climatique plus ambitieuse dès maintenant.

Manifester « pour l’avenir ». Tel était le mot d’ordre de la journée d’action mondiale pour le climat vendredi 25 mars. Il s’agit de la dixième initiative de ce type organisée par le mouvement Fridays for Future de la militante suédoise Greta Thunberg. A Grenoble, quelques centaines de manifestants s’étaient donné rendez-vous sur le parvis de la gare à la mi-journée. « Ecologie radicale contre le capital », ont-ils scandé dans les rues en marchant vers la place Victor-Hugo.

« C’est maintenant qu’il faut agir. Maintenant et pas après. On n’a pas le temps de tergiverser. Il faut prendre des mesures concrètes et efficaces dès maintenant », lance Mandarine, jeune manifestante de 17 ans. Plus loin dans la foule, Michèle, 73 ans, est descendue dans la rue pour « l’avenir de (ses) petites-filles ».

A une dizaine de jours de l’élection présidentielle, la mobilisation pour l’environnement prend une nouvelle dimension. Camille, membre de Fridays for Future Grenoble, regrette que cette thématique ne soit pas au centre de la campagne. « La question climatique occupe seulement 2,7 % des débats », regrette la militante, s’appuyant sur un baromètre publié par des ONG environnementales.

Pour autant, la désignation du futur chef de l’Etat « n’est pas une fin en soi » pour la jeune femme. « Il faut rappeler l’inertie de notre système politique et économique. Pour autant, on appelle les gens à ne pas tomber dans la résignation. Il faut construire ensemble notre avenir. »

Cet avenir doit passer, selon elle, par l’activisme pour inclure les questions environnementales à l’agenda politique. « On passe à l’action, on arrête de rester les bras croisés », prône Camille qui y voit un moyen de « lutter contre les grands projets inutiles ». Et de citer le réaménagement de l’A480 dans la métropole grenobloise ou la construction du centre commercial Neyrpic à Saint-Martin-d’Hères. Autant de projets qui auraient dû être discutés « en incluant davantage les gens », estime-t-elle.

A ce titre, le label Grenoble capitale verte européenne 2022 a été vu d’un mauvais œil par nombre de militants pour le climat. « La ville est présentée comme un modèle alors que ce n’est pas le cas », juge Camille, appelant à une participation citoyenne accrue au sein des institutions.

« J’ai envie de changer les choses mais si je le fais seule, ça ne va rien changer. Il faut que ça vienne des gouvernements sauf qu’il n’y a pas assez d’action », ajoute Fiti, 16 ans, venue manifester à Grenoble avec deux amies. L’adolescente se dit « déçue » par l’action politique sur la question du climat, quelques semaines après la publication du dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

« Le rapport du Giec est sorti il y a moins d’un mois et on n’en a quasiment pas entendu parler, regrette Mandarine. Certains candidats à l’élection présidentielle ne se sont pas exprimés dessus et ça pose vraiment question. On se dit que la voie institutionnelle est bloquée, qu’on n’est pas entendus. » Des manifestations similaires se sont tenues dans de nombreuses villes françaises et européennes ce vendredi pour réclamer « une justice écologique et sociale ».

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